Top 10 des meilleurs films des années 90 par Damien Sanchez

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Comme nous l’évoquions lors de la parution de nos premiers TOP, DcPMag poursuit son chemin, tranquillement mais sûrement, en rassemblant autour de lui une communauté de lecteurs attentifs à nos textes, à nos prises de position et à nos élans d’amour pour un certain cinéma — celui qui se vit autant qu’il se pense. À la suite de suggestions venues de fidèles, l’idée des TOP s’est imposée naturellement. Nous avons donc dégainé un TOP 10 des années 90, tous genres confondus, signé par chaque membre de l’équipe. Résultat : des sélections éclectiques, parfois contradictoires, toujours sincères, à l’image des sensibilités qui composent la rédaction. Et comme souvent chez DcPMag, les débats ont été vifs, passionnés, parfois électriques — bref, vivants. Mais après les choix de Marion, Thomas et de votre serviteur, il nous paraissait évident d’ouvrir un peu plus le cercle. Cette fois, pas un rédacteur attitré, pas un critique estampillé “officiel”, ni même un lecteur tiré au sort. Non. Un membre de la famille DcPMag. Quelqu’un qui s’est dit, très simplement : « écrire des papiers, ce n’est peut-être pas mon truc… mais dévoiler le cinéma, qui me fait vibrer, qui m’a construit comme spectateur, ça, en revanche, j’en ai furieusement envie ! » Et c’est précisément dans cet esprit — libre, décomplexé, viscéralement cinéphile — que nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le TOP de notre cher Damien.

Le TOP 10 de Damien SANCHEZ

  1. Forrest Gump, de Robert Zemeckis. 1994
  2. Les Évadés, de Frank Darabont. 1994
  3. Titanic, de James Cameron. 1997
  4. Jurassic Park, de Steven Spielberg. 1993
  5. Terminator 2 : le Jugement Dernier, de James Cameron. 1991
  6. Princesse Mononoké, de Hayao Miyazaki. 1997
  7. The Truman Show, de Peter Weir. 1998
  8. La Ligne Verte, de Frank Darabont. 1999
  9. Sixième Sens, de M. Night Shyamalan. 1999
  10. Le Roi Lion, de Roger Allers et Rob Minkoff. 1994 ex æquo Toy Story, de John Lasseter. 1995
Forest Gump

Forrest Gump, de Robert Zemeckis. 1994

Forrest Gump, parce que tout dans ce film résonne en moi et me touche. La performance de Tom Hanks, toute en candeur et justesse, la mise en scène poétique et la narration en flashbacks, la bande originale qui nous accompagne sur 30 ans d’histoire américaine, sublimée par la composition d’Alan Silvestri… À chaque visionnage, Forrest me redonne espoir en l’avenir et l’humanité, malgré les atrocités dont nous sommes capables les uns envers les autres. Ce « simplet » me rappelle qu’être naïf ne signifie pas être stupide, que la gentillesse n’est pas une faiblesse et que même si on ne sait jamais sur quoi on va tomber, la vie reste une magnifique aventure.

Les Évadés, de Frank Darabont. 1994

Les Évadés, parce que Frank Darabont a su donner vie à une des meilleures histoires de Stephen King à mes yeux, et ce principalement grâce à une chose : le temps. Sa gestion, d’une part (donc le rythme) qui nous permet de survoler 20 ans d’incarcération tout en nous faisant ressentir la longueur (et lourdeur) de ce temps que les personnages subissent. Et paradoxalement le temps que l’écriture et la mise en scène prend pour nous présenter, développer et nourrir les personnages. À la fois le duo principal (magistralement interprété par Tim Robbins et Morgan Freeman) mais également foule de personnages secondaires, qui participent grandement à l’émotion ressentie et aux enjeux et thématiques développées dans le film.

Titanic, de James Cameron. 1997

Titanic, ne serait-ce que pour la prouesse technique. À presque 30 ans, les effets visuels n’ont pas pris une ride. Mais ce n’est pas la seule qualité de cette œuvre magistrale, loin de là. J’aime beaucoup de manière générale les films prenant pour cadre de grands évènements mais pour raconter de « petites » histoires. Et c’est le cas ici, puisque nous suivons une histoire d’amour somme toute simple, mais sublimée, amplifiée par cette catastrophe. On le savait tous, en allant voir ce film que le bateau coulait à la fin. Comme quoi le plus important ce n’est pas la destination, mais le voyage. Et non, il n’y avait pas de place pour 2 sur la porte.

Jurassic Park, de Steven Spielberg. 1993

Jurassic Park, parce que « Wouah ». Déjà. Je ne pense pas que quiconque ayant découvert ce film ne se soit pas retrouvé collé à son siège. C’est une révolution visuelle et un jalon dans l’histoire des blockbusters américains. Il sera par la suite souvent copié, mais jamais égalé, y compris par Spielberg lui-même avec Le Monde Perdu, 4 ans plus tard.

Terminator 2 : le Jugement Dernier, de James Cameron. 1991

Terminator 2 : le Jugement Dernier, parce que James Cameron réussi là où Spielberg a échoué. Terminator était déjà un bijou, précurseur du genre, mais avec Le Jugement Dernier, Cameron signe une suite supérieure à l’original, en construisant sur des fondations solides, en développant son univers et ses personnages et en jouant avec les codes qu’il a lui-même participé à établir.

Princesse Mononoké, de Hayao Miyazaki. 1997

Princesse Mononoké, parce que le maitre Miyazaki nous délivre ici une œuvre magistralement paradoxale, à la fois moderne et intemporelle, intransigeante de beauté et de cruauté et qui n’a jamais été autant d’actualité.

The Truman Show, de Peter Weir. 1998

The Truman Show, parce qu’il m’a permis de réaliser que Jim Carrey n’était pas seulement le drôle de bonhomme qui me faisait rire en parlant avec ses fesses, mais un acteur d’une profonde douceur. La prémisse est très intéressante et le film en lui-même est très bien écrit et mis en scène, mais c’est l’interprétation de Carrey qui le hisse dans ce top à mes yeux.

La Ligne Verte, de Frank Darabont. 1999

La Ligne Verte, parce que l’alliance Frank Darabont/Stephen King a fait ses preuves et nous délivre, comme avec Les Évadés, un drame carcéral où les personnages ont la place non seulement d’exister, mais surtout de vivre, ce qui est paradoxal dans le couloir de la mort.

Sixième Sens, de M. Night Shyamalan. 1999

Sixième Sens, parce que le twist. Le retournement de situation. L’écriture en général, et l’interprétation du jeune Haley Joel Osment.

Le Roi Lion, de Roger Allers & Rob Minkoff. 1994
ex æquo
Toy Story, de John Lasseter. 1996

Le Roi Lion, parce qu’à l’époque Disney nous livre en moyenne un film par an, et que pour un enfant des 90’s, ça aurait été sacrilège de ne pas en faire figurer un. Parmi les très bons de cette décennie, Le Roi Lion se hisse au-dessus des autres par les thèmes abordés, le trauma générationnel qu’il aura causé, et par la musique du grand Hans Zimmer.

Toy Story, parce que c’est le début d’une nouvelle ère dans l’animation, ère qui révolutionnera le genre par la suite. Bien qu’aujourd’hui légèrement vieillissante, la qualité visuelle reste bluffante et la force du film reste dans ses personnages et sa prémisse, qui donnera lieu à de nombreuses suite à l’avenir, à mes yeux toutes aussi qualitatives les unes que les autres.

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