Avatar 3 : Fire and Ash (« le feu et la cendre ») promet d’explorer des territoires vierges, et il semblerait que cette partie de Pandora ne sera pas aussi pleine de vie qu’habituellement. Comme le titre l’indique, un nouveau groupe de Na’vi apparaitra et le spectateur sera plongé vers les frontières de la planète. Le peuple des cendres, connu sous le nom de ‘clan Mangkwan’, sera le nouvel antagoniste de la famille Sully. James Cameron oblige, tout ne sera pas noir ou blanc et il convient de se préparer à découvrir une nouvelle relecture de tragédie. En tout cas, le nouvel art design confirme tacitement pas mal de nos attentes.
C’est à nouveau Empire qui a eu droit à la nouvelle image du Village des Cendres, une terre aride qui a subi une catastrophe naturelle dévastatrice. Le concept art est à l’opposé de l’approche habituelle. A l’exact opposée de la faune et la flore typique de Pandora (un lieu gorgé de vie avec des arbres et des plantes qui représentent un écosystème crédible et cohérent). Ce nouveau lieu n’en demeure pas moins étrangement beau, regorgeant de réminiscences d’un passé glorieux et il sera – comme habituellement – sublimé par la lumière de l’esthète, Russel Carpenter. Le Production Designer d’Avatar : Fire and Ash, Dylan Cole, s’est assuré de créer une partie de Pandora qui renforce le sentiment que le clan Mangkwan s’est acclimaté à un terrain vague et qu’il est lui-même affecté par cet environnement stérile. Il explique : « Les Mangkwan ont subi une catastrophe naturelle qui a contribué à façonner leur culture. Une grande partie du monde de Pandora est riche, vibrante et pleine de vie – c’est ici exactement le contraire. Leur mode de vie n’est pas très différent de celui des Omatikaya d’Avatar 1. »

Avatar 3 : Le feu et la cendre introduit plusieurs nouveaux groupes de Na’vi
Dans Avatar 3 : Le Feu et la Cendre, le clan Mangkwan est à l’honneur après que les Na’vi Metkayina aient été au centre de l’attention dans La Voie de l’eau. Le peuple des cendres est dirigé par sa féroce chef, Varang, interprétée par Oona Chaplin (Game of Thrones). À bien des égards, elle représente la somme de la tragique catastrophe naturelle qu’a connue Mangkwan, endurcie jusqu’à la moelle et prête à faire ce qu’il faut pour assurer la sécurité de son peuple. Son inclusion dans Fire and Ash ne remettra pas seulement en cause la formule de la franchise « les Na’vi contre les humains », mais permettra également d’explorer la facette sombre d’un leader, quand il est préoccupé par le bien de son peuple peuple. Dylan Cole affirme à son sujet : « Varang est le chef d’un peuple qui a traversé des épreuves incroyables. Elle est endurcie par cela. Elle est prête à tout pour eux, même à faire des choses que nous considérons comme mauvaises. L’une des choses que nous voulions faire dans ce film, c’est de ne pas être simpliste, avec une vision proche du tout noir, tout blanc. Nous essayons d’aller au-delà du paradigme ‘tous les humains sont mauvais, tous les Na’vi sont bons’.» Ben Procter, chef décorateur de Fire and Ash, a complété les propos de son collègue en orientant la discussion vers LA bataille du film. Selon lui, la scène finale du deuxième opus ne serait qu’« une escarmouche » en comparaison de ce qui attend les spectateurs. Il promet ainsi que la séquence du troisième volet sera « quelque chose d’inédit en termes d’échelle de conflit ». Quand on sait que Guillermo Del Toro lui-même a déclaré qu’il « préférerait mourir que devoir filmer l’une des séquences finales d’Avatar 2 », ajoutant : « Techniquement et artistiquement, c’est d’une complexité, d’une beauté et d’une ambition sidérantes… Si vous me donniez le choix entre réaliser cette scène et perdre la vie, je préparerais mon cercueil. »… On peut légitimement se dire que, du côté de DCP Mag, l’attente relève de la pure torture !

Tout ne sera pas noir dans Avatar 3 : Fire and Ash. Les Marchands de vent, qui chevauchent des créatures gigantesques de la taille d’un dirigeable, constituent l’une des nouveautés spectaculaires de la franchise (voir ci-dessus).
Pour ce qui est des Marchands de vent, James Cameron a déclaré qu’il s’agissait de « commerçants nomades, équivalents aux caravanes de chameaux parcourant la route des épices au Moyen-Âge ». Contrairement au peuple des cendres, il semble que ces derniers soient le vecteurs d’une autre facette de Pandora, qui, pour le coup, ne serait a priori pas remplie de morosité.